Un certain Cardinal Ardouin donna aux Antonins, en 1260, la chapelle qu'il possédait au lieu dit « la lande de Saint Marc ».
Un historien régional du XIXème siècle, Bélisaire Ledain, attribue la construction à François de Tournon, né en 1489. Aucun document ne justifie cette logique, et cela semble maintenant tout à fait contestable.
On peut penser à la générosité royale : selon d'autres sources ce serait Charles VII (vers 1487) ou François I° (au début du XVIème) qui aurait impulsé le projet du commandeur de l'époque. La collégiale serait donc sortie de terre autour de 1500.
Pendant les guerres de Religion, l'église et la commanderie sont détruites puis laissées à l'abandon. Il faut attendre 1654 pour que l'ensemble renaisse par la volonté du Père Caron, le nouvel abbé.
La communauté qui s'installe à la Lande après le chapitre de l'ordre de 1657 comporte quatre religieux qui réparent et modifient l'église. Le projet prévoit de la raccourcir pour y aménager une sacristie ce qui suscite des oppositions locales.
L'église occupait donc tout l'espace qui correspond à l'église actuelle plus la sacristie et le bureau d'accueil, soit 108 pieds de longueur (35,08 m) sur 25,3 de large (7,63 m). Les autels de la vierge et de Saint Jean Baptiste étaient contre le jubé, aux deux côtés de la porte du chœur.
Après la Révolution la paroisse est supprimée, rattachée à celle des Groseilliers. Elle y restera liée jusqu'en 1843. Les propriétaires de l'époque donnet l'église et la commanderie à la commune, afin que la première soit rendue au culte. Dès le 31 mars Saint Marc la Lande devient une paroisse et, le 10 mai 1844, l'évêque de Poitiers (JA Guitton) attribue l'église au culte.
D'après « Les Antonins à la Lande » livret disponible à la Maison du Patrimoine.
Site internet sur les Antonins : http://fr.wikipedia.org/wiki/Antonins_(chanoines)