HISTORIQUE
Au Moyen Âge, chaque monastère possédait un jardin de plantes médicinales, un verger et un jardin potager. Le jardin de plantes médicinales était entretenu par le moine apothicaire, et seulement par lui. Ce jardin constituait une sorte d'herbier grandeur nature des plantes utilisées pour les soins. Les paysans récoltaient leurs plantes dans la nature et pouvaient vérifier auprès du moine et dans le jardin la pertinence de leur cueillette.
Une double protection était instaurée sur le jardin de plantes médicinales : la première du fait que seul le moine apothicaire s'occupait du jardin (protection du savoir de l'Église) ; l'autre par un "enclos" contre les gelées et les bêtes, et par des bordures de buis pour éviter que les plantes ne poussent au-delà de l'endroit où elles étaient cultivées.
Le plan du jardin du cloître représentait une croix orientée vers l'est afin de montrer qu’il s'agissait de plantes "sacrées". A Saint Marc-la-Lande, le plan du jardin de plantes médicinales ne reprend pas la forme de la croix : il s'agit d'une reconstitution dans l'esprit et non d'une reproduction.