Au Moyen Âge, chaque
cloître, commanderie, ... possédait 2 jardins : 1 jardin
de plantes médicinales et 1 verger.
Le jardin de plantes
médicinales était
entretenu par le moine apothicaire, et seulement par lui.
Ce jardin était considéré comme un livre : y étaient
conservées les plantes "références".
Les paysans herborisaient dans les champs, fossés, ... puis ramenaient
les plantes trouvées au moine apothicaire qui les identifiait
et les triait grâce aux plantes références de son
jardin.
Une double protection était instaurée sur le jardin de
plantes médicinales :
-
une protection due au fait que seul le moine apothicaire s'occupait
du jardin (protection du savoir de l'Église) ;
-
une protection par un "enclos" contre les gelées
et les bêtes, et par des bordures de buis pour éviter
que les plantes ne poussent au-delà de l'endroit où
elles étaient cultivées.
Le plan du jardin du cloître représentait une croix orientée
vers l'est (il s'agissait de plantes "sacrées") :

A
Saint Marc-la-Lande, le plan du jardin de plantes médicinales
ne reprend pas la forme de la croix : il s'agit d'une reconstitution
dans l'esprit et non d'une reproduction.
Les
plantes se trouvant dans ce jardin étaient toutes des plantes
médicinales : elles servaient à soigner le corps.
Ces plantes étaient considérées comme des plantes
"saintes" dans la mesure où elles n'étaient
utilisées qu'à partir du moment où Dieu permettait
(aussi) de soigner le corps. La maladie, au Moyen Âge, atteignait
le corps et l'esprit, et à ce titre était envoyée
par Dieu (punition de Dieu). Lorsque l'on était malade, il fallait
se soigner l'esprit (en faisant pénitence) et le corps (par les
plantes médicinales).
A partir du XVIIème
siècle, les fleurs (jusqu'alors toujours situées dans
le verger) sont entrées dans le jardin de la commanderie, l'Église
attachant plus d'importance à la décoration (notamment
de l'autel).
Au Moyen Âge, le
verger
était entretenu par des jardiniers. Il regroupait les arbres
et les plantes servant à subvenir aux besoins alimentaires des
moines.
Le verger de St Marc-la-Lande a été voulu comme un verger
du XVIIème siècle avec des palmettes, ...